Compte-rendu – Triathlon S – Saint-Bonnet de Tronçais 2017

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Troisième et certainement dernier triathlon S de l’année pour moi.

En ce mois d’août 2017, le rendez-vous est pris à Saint-Bonnet de Tronçais dans l’Allier pour le triathlon S qui se déroule en fin d’après-midi en pleine forêt de Tronçais, haut-lieu de la production de bois d’exception.

Le TCT, club organisateur, avait mis, comme tout les ans, les petits plats dans les grands et nous concocte un rendez-vous bien huilé.
L’étang où se déroule la natation est magnifique, le parcours vélo plutôt facile. Seul la course à pied va me poser un problème de taille (cf. la suite de ce compte rendu).

Arrivé très en avance avec mes accompagnateurs habituels, j’installe tranquillement mon matos et attend mes collègues du Triathlon Académie Montluçon qui eux aussi ont fait le déplacement.

L’eau n’est qu’à 24°, donc on a le choix d’utiliser la combinaison ou pas.
Je choisi de la mettre et préfère être prudent.
Après le briefing, direction la plage pour un départ de masse.

Au coup de corne, un peu de course à pied dans l’eau et je met les gaz en évitant les coups. Je tiens pas à faire la même erreur qu’à Guéret. Les bouées sont petites, et dans cette joyeuse pagaille, j’ai du mal à les entrapercevoir. A chaque respiration, je vois deux de mes coéquipiers du TAM à côtés de moi qui à l’entrainement me mettent des mines. Conclusions : soit ils sont très prudent, soit je suis dans un bon jour. Première bouée nickelle, deuxième bouée nickelle : c’est louche.
Dans la dernière ligne droite, je continu sur mon rythme. Depuis un moment j’avais un concurrent sur ma droite et puis il a disparu.
Je lève le nez et me rend compte que j’ai dérivé à tribord et mes deux collègue du TAM sont loin devant.
La belle perf pouvait pas durer. Je me réaligne et met les gaz tout droit et rattrape quasiment mon retard sur mes collègue.

Sortie de l’eau en courant et pose de combi sur le ventre rapide, arrachage de bonnet et lunette d’une seule main; l’entrainement des transition commence à porter ses fruits.

J’arrive dans le parc à vélo en même temps que Pierrick qui lui n’avait pas mis de combinaison et enfourche le biclou dans la même seconde que lui.

Le départ à vélo a la particularité de se faire en montée et Pierrick me met un vent d’entré. Le vélo c’est mon point faible, c’est vrai; mais avec une côte d’entré de jeu, ça ne facilite pas la chose.
Le parcours vélo n’est qu’une enfilade de lignes droites entre-coupées de rond point et de légères bosses. Le vélo, comme d’habitude est difficile. D’autant plus qu’on ne m’avez pas prévenu que le vélo de chrono été autorisé et que j’ai pris mon vieux fer à repasser qui pèse un âne mort.
Bref, je me fais doubler copieusement et me prend un avertissement pour drafting alors que la concurrente devant moi était largement à plus de 10m. Bon passe, ce n’est qu’un avertissement.
Je sais qu’à 2 km de l’arrivée, il y a une bosse qui casse les pattes et décide d’y aller franco afin de prendre de l’avance mais les deux devant moi ne sont pas d’accord et accélèrent aussi.
Bien évidement, la bosse me scie les jambes et perd 50m sur les deux précédents qui sont collés l’un à l’autre.
« C’est pas du drafting ça? » – en pointant du doigt les frères siamois de devant – je lance à l’arbitre arrêté au bord de la route qui me regarde bizarrement et ne dit rien.
« D’accord, me je dit à moi même, ici on pratique l’arbitrage à géométrie variable ».
Dernière ligne droite, je passe le camping et arrive au parc à vélo.

J’enchaine comme un damné; chaussures, casquette, lunettes et direction la course à pied.
Les gars m’avaient dit, tu verras la course à pied est magique.
AH OUAIS, QUAND MÊME. 1 borne tout en montée à l’équerre. On m’aurait menti, c’est l’UTMB ici.
Dans ce genre de cas, t’as beau être prévenu, ça surprend.
1 borne dans les pattes et j’ai déjà le cœur qui marque la mesure sur les amygdales.
Ça va être dure, très dure de tenir mon rythme de course habituel sur un parcours aussi technique.
Un vieux gars m’avait dit un jour, « ce qui monte doit redescendre un jour où l’autre ».
D’un coup ça monte plus; youpi. Le terrain est défoncé. Seul les tracteurs passent ici le restant de l’année et les ornières aident pas a avoir une foulée souple. Je passe mon temps à regarder où je met les pieds.
Et le vieux avait raison, ça redescend – à pic – avec les ornières et tout et tout – et pour finir un virage à 180° archi glissant.
Étant complètement largué et seul au milieu de nul part, je suis les marquages à la bombe fluo et d’un coup, plus rien; plus de marquage et une intersection. J’ai tourné, fallait pas – je suis tombé en plein champ.
Demi tour gauche et on prend la tangente pour reprendre le chemin « normal ».
Parcours de trail encore et toujours, on passe un petit casse patte et entame la deuxième boucle qui sera pire que la première car dans la grande bosse, je vais carrément caler et laisser passer deux concurrents. La fin de ce triathlon tourne au cauchemar. Je parviens tant bien que mal à relier l’arrivée en y laissant encore quelque plumes.

En conclusion, ce triathlon et surtout son parcours de course à pied va me laisse un joli souvenir.
Après analyse de la course, et malgré mes mésaventures en course à pied, je réalise un temps correcte sur l’ensemble de l’épreuve.
De plus les transitions étaient de bonne qualité et plutôt rapides, la gestion de l’effort un peux scabreuse dû à des conditions de course à pied inhabituelles.

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